Contrairement à la plupart des risques menaçant la sécurité des données informatiques, les virus peuvent rester dangereux, même si vous effectuez des sauvegardes régulières. Si celles-ci écartent le danger d'un désastre total provoqué par une attaque virale, des mesures supplémentaires semblent cependant nécessaires étant donné que les copies de sauvegarde peuvent elles-mêmes être infectées ou altérées. Si la sécurité n'est pas rigoureuse, un virus bien conçu peut ainsi se propager d'un ordinateur à l'autre, sans que vous ne vous en rendiez compte. Avec le temps, un virus peut infecter tous les ordinateurs d'une entreprise, sauvegardes comprises. Il peut même altérer les données très lentement de manière à rendre son action encore plus sournoise. Si le concepteur d'un tel virus était suffisamment compétent et machiavélique, les modifications pourraient être tellement subtiles qu'il serait pratiquement impossible de s'en apercevoir avant longtemps C'est à dire, bien trop tard pour pouvoir réparer les dégâts occasionnés par ce virus ! Même si des différences dans les données sont perceptibles, elles sont souvent attribuées à des erreurs de saisie ou autres facteurs humains. Il s'agit là du dommage le plus grave, car il devient même impossible de faire confiance aux sauvegardes après la détection du virus.
Après s'être propagé pendant sa période de latence, un virus peut devenir actif et contaminer soudainement la totalité des ordinateurs d'un réseau, semant la pagaille. L'étendue des dommages occasionnés par de telles bombes à retardement peut aller du simple "souci technique" jusqu'au problème majeur et malheureusement très souvent dévastateur ! Les conséquences d'un virus peuvent s'avérer catastrophiques pour une entreprise, notamment dans le domaine de l'image de marque et du rapport au client. Certains virus sont en effet capables de se transmettre automatiquement via le carnet d'adresses de la messagerie électronique, contaminant ainsi l'ensemble des fichiers-clients! Or, quelle société souhaite prendre le risque de transmettre un virus, quand bien même celui-ci ne causerait que des dommages mineurs, à ses partenaires et clients ?
Il est en outre extrêmement difficile d'être absolument certain qu'un virus soit inoffensif. Même si l'éventualité d'un virus possédant un très fort degré de nuisance est relativement faible, le danger reste bien réel et ne doit pas être ignoré pour autant. Le coût du développement de consignes de sécurité appropriées et l'achat d'un logiciel antivirus efficace semble donc relativement faible comparé aux conséquences financières d'une intrusion virale au sein d'un réseau d'entreprise.
Les fausses idées sur les virus sont aussi répandues que les virus eux-mêmes. Les utilisateurs n'ayant aucune connaissance des logiciels de protection contre les virus pourront trouver ici des informations élémentaires très utiles. Un certain nombre d'idées pré-conçues se trouvent également expliquées et démystifiées.
«Les virus se propagent d'eux-mêmes.»
Les virus ne peuvent pas être exécutés
automatiquement. Par conséquent, ils ne peuvent
pas non plus se propager spontanément. Un virus
ne peut rien faire tant qu'un programme infecté
n'est pas exécuté ou que l'ordinateur
n'est pas lancé à partir d'une disquette
infectée.
«Les virus peuvent infecter des disquettes protégées
en écriture.»
Si une disquette est physiquement protégée
en écriture, rien ne peut y être inscrit.
Les virus ne peuvent pas infecter des disquettes protégées
manuellement. Toutefois, les disquettes deviennent vulnérables
lorsque la protection est désactivée.
C'est la raison pour laquelle les disquettes protégées
en écriture doivent être analysées.
«Certains virus sont complètement inoffensifs.»
Il existe des virus qui ne détruisent pas les
informations intentionnellement. En fait, la plupart
des virus ne font rien d'autre que se propager, alors
que certains se contentent d'afficher un message quelconque
de temps à autre. L'utilisateur peut alors penser
que le virus en question est entièrement inoffensif.
A vrai dire, les virus inoffensifs n'existent pas. Dans
tous les cas, les virus augmentent la charge de l'ordinateur
et changent le code du programme sans que l'utilisateur
en ait connaissance. Même un simple virus considéré
comme "inoffensif" peut empêcher certains
programmes de fonctionner. Dans tous les cas, les virus
consomment de l'espace sur le disque, espace qui serait
mieux employé à un autre usage.
«Seuls les programmes piratés contiennent des virus.»
Dans la plupart des cas, les infections se propagent
par le biais des programmes copiés. Il est fréquent
de trouver l'origine d'infections virales dans des programmes
du domaine public et des partagiciels (shareware) ou
encore dans des copies illégales de ces programmes.
Malheureusement, un très grand nombre d'infections
virales proviennent des disquettes de programmes d'origine.
Les statistiques attestent en effet de douzaines de
cas dans lesquels les logiciels commerciaux, en principe
totalement fiables, étaient eux-mêmes vecteurs
de virus. Des centaines de milliers de disquettes infectées
ont ainsi été livrées à
des clients confiants. Après tout, pourquoi devrait-on
se méfier de disquettes de logiciels et de programmes
protégées en écriture, tout particulièrement
si elles proviennent d'un grand éditeur de renom
?
«Les programmes antivirus offrent une protection totale contre les virus.»
Il est important de ne pas oublier que les programmes
qui permettent de rechercher des virus (programmes d'analyse)
ne peuvent identifier que les virus connus. Les méthodes
d'analyse heuristique perfectionnées utilisées
par Securitoo AntiVirus permettent quant à elles
de détecter la présence de virus inconnus,
mais pas de les identifier. C'est la raison pour laquelle
nous proposons un service de mise à jour permanent.
«Les virus peuvent détruire les ordinateurs.»
Un ordinateur ne peut pas être détruit
" physiquement " par un programme. De temps
à autre, des rumeurs selon lesquelles certains
virus ont fait exploser des moniteurs ou endommagé
des disques durs, se mettent à circuler. Cependant,
aucun de ces cas n'a pu être vérifié
jusqu'à présent.
«Les infections virales n'arrivent qu'aux autres.»
Le risque d'être contaminé par un virus
informatique diminue lorsqu'un volume moins important
de données extérieures est récupéré.
En pratique, personne n'est totalement à l'abri.
D'autre part, la menace virale est souvent exagérée.
«Les infections virales peuvent être seulement éradiquées par le formatage du disque dur.»
Le formatage du disque dur est une solution extrême
à laquelle il est rarement nécessaire
d'avoir recours pour se débarrasser d'un virus.
Le nettoyage peut généralement être
effectué grâce à un programme antivirus
de qualité.
Les virus macro.
Les virus macro sont écrits dans le langage macro
d'une application, généralement Microsoft
Word et Excel. Ils se propagent lors de l'ouverture d'un
document infecté ou de l'enregistrement de nouveaux
documents. Ils constituent un véritable fléau
car les documents s'échangent bien plus fréquemment
que les fichiers exécutables ou les disquettes.
Les nouveaux virus macro sont également très
faciles à créer ou à modifier. Les
premiers virus macro infectant les documents Microsoft
Word ont été détectés en août
1995. En avril 1999, plus de 3800 de ces virus étaient
répertoriés. Il s'agissait à ce moment-là
du type de virus le plus couramment signalé dans
le monde. Bien que d'autres logiciels de traitement de
texte (WordPerfect et Word Pro, par exemple) puissent
lire et écrire des documents Word, ils ne peuvent
pas être infectés par des virus Microsoft
Word. Securitoo Anti-Virus détecte, identifie et
nettoie tous les virus macro susceptibles d'être
rencontrés.
Les virus de fichier.
Les virus de fichier infectent les programmes exécutables
(généralement les fichiers .com et .exe),
mais ils infectent aussi parfois les fichiers de recouvrement
ou de bibliothèque. Un fichier de recouvrement
peut porter une extension quelconque, bien que les plus
courantes soient .dll, .ovl et .ovr. En outre, le code
exécutable se trouve dans les fichiers .sys,
.drv et .fnt, ainsi que dans de nombreux autres types
de fichiers. Un virus de fichier recherche un programme
exécutable convenable dans lequel il ajoute son
propre code, habituellement à la fin du fichier
hôte. Pour être sûr de s'exécuter
avec le programme parent, le virus ajoute une instruction
de renvoi au début du programme. Ce renvoi transfère
le contrôle au code du virus situé à
la fin du code hôte. Une fois activé, le
virus règne librement sur l'ordinateur. Normalement,
le but d'un virus est de répandre l'infection.
Cette opération se déroule de diverses
façons.
Les virus résidents.
Lorsqu'un programme infecté est exécuté,
le virus peut rester résident dans la mémoire
et infecter tout autre programme exécuté.
Les virus qui utilisent cette méthode sont appelés
"virus résidents".
Les virus à action directe.
D'autres virus peuvent rechercher un nouveau fichier
à contaminer lorsqu'ils sont activés.
Après avoir infecté un nombre précis
de nouvelles lignes, le virus transfère le contrôle
au programme d'origine. Les virus qui utilisent cette
méthode sont appelés "virus à
action directe". Une fois le contrôle revenu
au programme d'origine, son exécution continue
de manière transparente.
Les bombes à retardement.
Après avoir infecté un ordinateur, le
virus peut passer dans sa phase active, c'est-à-dire
atteindre le but défini par l'auteur du virus.
Cette transition peut avoir lieu à une date précise
ou lorsqu'une condition particulière se présente.
Dans sa phase active, le virus peut détruire
des données ou agir de manière offensive,
en formatant le disque dur, par exemple. Parfois, ces
virus sont relativement inoffensifs. Tout au plus ralentissent-ils
l'ordinateur chaque vendredi ou affichent-ils une balle
qui rebondit à l'écran. Même si
l'objectif premier d'un virus n'est pas d'être
nuisible, il peut le devenir si son auteur n'est pas
suffisamment compétent. En outre, il est possible
de modifier un virus de façon à le rendre
plus agressif. La suppression de données ou de
programmes et le formatage ou l'écrasement des
données contenues sur le disque dur par un virus
constituent des dommages évidents et irréversibles.
Cependant, d'autres formes de dommages, plus subtiles,
sont envisageables. Certains virus peuvent modifier
les données ou introduire des erreurs de saisie
dans des textes. D'autres n'ont d'autre but intentionnel
que de créer des copies. Les actions d'un virus
ralentissent le démarrage du programme infecté.
Les retards sont parfois si légers qu'il est
presque impossible de les remarquer. Il existe toutefois
des virus qui infectent un grand nombre de fichiers
immédiatement après leur exécution,
ce qui peut ralentir le démarrage du programme
infecté de plusieurs dizaines de secondes. Lorsqu'un
virus ajoute son code au programme, la taille du programme
change. Pour contourner cette situation, certains virus
stockent leur code dans une zone inhabituelle du fichier
hôte. Dans ce cas, la taille du programme infecté
ne change pas. La plupart des virus tentent de reconnaître
les infections existant dans des fichiers afin de ne
pas infecter une nouvelle fois les programmes qui le
sont déjà. Habituellement, les virus marquent
les fichiers infectés avec une sorte de marqueur
facile à distinguer, tel que l'indication d'une
valeur incorrecte au niveau du tampon horodateur. Securitoo
Anti-Virus détecte, identifie et nettoie tous
les virus de fichier susceptibles d'être rencontrés.
Les virus de secteur d'amorçage.
Comme son nom l'indique, un virus de secteur d'amorçage
infecte le secteur d'amorçage d'un disque dur
ou d'une disquette. Généralement, ce secteur
contient le code de chargement des fichiers du système
d'exploitation. Un virus de secteur d'amorçage
remplace le secteur d'origine par sa copie et stocke
l'original à un autre emplacement, ou le remplace
purement et simplement. Lorsque l'ordinateur est lancé
ultérieurement à partir de cette disquette,
le virus prend le contrôle et se cache dans la
RAM. Il charge ensuite le secteur d'amorçage
d'origine et l'exécute. Tout semble normal. Toutefois,
toutes les disquettes qui seront dès lors insérées
dans l'ordinateur seront infectées par le virus.
Toute disquette formatée contient un secteur
d'amorçage. Toutes les disquettes système
et de données, ainsi que toutes les disquettes
contenant des programmes ou aucun fichier, renferment
des codes dans leurs secteurs d'amorçage. Ce
code est exécuté si le démarrage
de l'ordinateur s'effectue à partir de la disquette.
Si elle ne contient pas le système d'exploitation,
le code du programme du secteur d'amorçage affiche
un message du type : Disque non-système ou erreur
disque Si la disquette est infectée, le disque
dur l'est probablement déjà. La meilleure
façon de protéger votre ordinateur des
virus de secteur d'amorçage est d'éviter
de démarrer l'ordinateur à partir d'un
lecteur de disquettes. Vous pouvez effectuer cette opération
dans le BIOS, mais il se peut que cette option ne soit
pas disponible sur d'anciens modèles d'ordinateurs.
Si l'ordinateur n'est pas équipé d'un
disque dur et doit être démarré
à partir d'une disquette, utilisez toujours la
même disquette et veillez à ce qu'elle
soit systématiquement protégée
en écriture. La plupart des virus de secteur
d'amorçage infectent l'enregistrement d'amorçage
principal (MBR - master boot record) des disques durs.
Ceci constitue un réel problème, car les
MBR ne peuvent pas être nettoyés par la
commande de formatage. La meilleure façon de
nettoyer le MBR consiste à utiliser Securitoo
Anti-Virus. Une autre solution revient à formater
le disque à faible niveau, à recréer
des partitions à l'aide de FDISK, à le
formater avec la commande FORMAT et à restaurer
son contenu à partir d'une copie de sauvegarde.
Les virus de secteur d'amorçage peuvent infecter
un PC, quel que soit son système d'exploitation
(DOS, Windows, NT, Linux, NetWare, etc.). Les systèmes
autres que DOS échouent généralement
à l'amorçage dans ce cas. Etant donné
que la taille de l'enregistrement d'amorçage
est limitée à 512 octets sur une disquette,
les virus volumineux doivent masquer une partie de leur
code hors du secteur d'amorçage lui-même.
De nombreux virus créent des secteurs défectueux
sur le disque et y stockent leur code. Il peuvent également
cacher leur code dans la zone réservée
au répertoire principal. Une autre option consiste
à formater une piste supplémentaire et
à l'utiliser pour stocker le code du virus. Seuls
les virus relativement sophistiqués utilisent
ce dernier recours. Comme cinq formats de disquette
sont disponibles (360 Ko, 1,2 Mo, 720 Ko, 1,44 Mo et
2,88 Mo), très peu de virus sont capables d'infecter
tous les types de disquettes. Un virus de secteur d'amorçage
se cache généralement en mémoire
haute, réduisant ainsi la quantité de
mémoire vue par DOS. Par exemple, un ordinateur
avec 640 Ko peut sembler n'en avoir que 639 Ko. Certains
modules BIOS utilisent également un ou deux kilo-octets
de la mémoire DOS. Pour détecter les virus
de secteur d'amorçage, Securitoo Anti-Virus vérifie
le MBR, les secteurs d'amorçage, la table de
partition et les autres emplacements où pourrait
se cacher un virus. Ne démarrez jamais un ordinateur
équipé d'un disque dur avec une disquette,
car il s'agit de la seule façon d'infecter le
disque dur avec un virus de secteur d'amorçage.
Vous pouvez prévenir ce problème sur de
nombreuses machines en définissant l'ordre d'amorçage
dans le BIOS de l'ordinateur de façon à
ce qu'il démarre toujours depuis le disque dur,
même si une disquette est insérée
dans le lecteur.
Les virus compagnons.
Les virus compagnons utilisent le DOS pour forcer leur
exécution. Lorsque plusieurs fichiers portant
le même nom de base, mais des extensions différentes,
se trouvent dans le même répertoire, le
fichier doté de l'extension .com est exécuté
en premier. Ceci se produit uniquement lorsque l'entrée
de la ligne de commande ne mentionne pas l'extension.
Les virus compagnons tirent parti de cette fonction
en sélectionnant un fichier . EXE et en créant
un fichier .COM portant le même nom dans le même
répertoire. Comme le fichier .COM peut être
caché, il ne figure pas dans la liste des fichiers
du répertoire. C'est lui qui contient le code
du virus. Il est également possible de concevoir
un virus compagnon qui passerait en premier dans l'ordre
des répertoires spécifié dans la
variable d'environnement PATH ou un virus qui utiliserait
une autre méthode pour que son code soit exécuté
avant le programme hôte. Une fois activé,
un tel virus exécute le programme réel
et prend de nouveau le contrôle lorsque l'exécution
du programme est terminée. Securitoo Anti-Virus
détecte, identifie et nettoie tous les virus
compagnons susceptibles d'être rencontrés.
Les virus furtifs.
Il y a quelques années, il semblait que la meilleure
arme contre les infections virales avait été
trouvée. Il s'agissait d'une technique appelée
"contrôle de somme". Les méthodes
de contrôle de somme calculent une signature unique
pour chaque fichier. En calculant de nouveau la chaîne
de recherche de signature et en la comparant à
son original stocké dans une base de données,
il est possible de détecter chaque modification
apportée à un fichier et assurer ainsi
l'intégrité du système. Toutefois,
il n'a pas fallu longtemps pour que les premiers virus
furtifs d'infection de fichiers voient le jour et anéantissent
les espoirs de victoire finale dans la bataille contre
les virus. Un virus furtif falsifie les informations
lues à partir d'un disque de façon à
ce que le programme qui lit ce disque reçoive
des données incorrectes. Le virus intercepte
les vecteurs d'interruption utilisés pour lire
les données du disque et envoie de fausses informations
au programme en cours de lecture. Le programme reçoit
ainsi des informations qui indiquent, de manière
erronée, que tout va bien. Cette technique est
employée avec succès par les virus de
fichiers et les virus de secteur d'amorçage.
Prenez, par exemple, le virus appelé Brain, le
premier virus furtif connu. Brain est un virus de secteur
d'amorçage qui transfère le contenu original
du secteur à un endroit adapté du disque.
Trop volumineux pour résider complètement
sur l'enregistrement d'amorçage, il doit stocker
une partie de son propre code dans la zone de données
du disque. Lorsqu'un ordinateur est démarré
à partir d'une disquette infectée, le
virus est exécuté en premier. Après
avoir pris le contrôle, Brain exécute le
secteur d'amorçage d'origine. Tout semble normal
à l'utilisateur, mais Brain observe toutes les
lectures et écritures sur le disque. Au moment
où un programme tente de lire le contenu du secteur
d'amorçage, Brain répond par l'envoi du
code d'origine du secteur d'amorçage depuis sa
" cachette " sur le disque. Etant donné
que le programme voit le code d'origine, tout paraît
être en ordre, même si une disquette est
infectée. Brain dirige toutes les tentatives
d'écriture vers le secteur d'amorçage,
protégeant ainsi son propre code. Des méthodes
similaires sont également utilisées dans
les virus qui infectent les fichiers. Un virus furtif
peut intercepter toutes les lectures sur disque afin
de soumettre de fausses informations. C'est la raison
pour laquelle Securitoo Anti-Virus doit vérifier
la mémoire RAM avant l'exécution. Si un
virus furtif est déjà actif, il peut facilement
falsifier toutes les lectures sur disque. Toutefois,
même un virus furtif est incapable de cacher complètement
son code dans la mémoire et il est possible de
trouver un virus actif en vérifiant la totalité
de la mémoire disponible avant de lancer une
analyse. C'est ainsi que procède Securitoo Anti-Virus.
Lorsque vous lancez Securitoo Anti-Virus pour Windows
3.1, Windows 95 ou Windows 98, la mémoire de
l'ordinateur est analysée en premier. Le programme
vérifie la mémoire dans la gamme 0 - 1088
Ko, accessible aux virus DOS. Des vérifications
de système spécifiques sont lancées
pour détecter les virus Windows. Lorsque Securitoo
Anti-Virus pour Windows trouve un virus dans la mémoire,
une boîte de dialogue apparaît, proposant
d'enregistrer tous les travaux ouverts, avant la fermeture
de Windows. Une fois la session Windows fermée,
vous devez redémarrer l'ordinateur à partir
d'une disquette saine, puis l'analyser avec Securitoo
Anti-Virus pour DOS. Il n'est pas nécessaire
que Securitoo Anti-Virus pour Windows NT effectue une
analyse de la mémoire car Windows NT protège
automatiquement la mémoire système et
les zones de mémoire privées de chaque
programme.
Les virus autocryptés, polymorphes et mutants.
La plupart des programmes d'analyse procèdent
en examinant des chaînes de recherche de virus.
Malheureusement, les virus qui modifient leur code entre
les infections rendent impossible la reconnaissance
du virus par chaîne de recherche. Les virus mutants
changent leur code et, parfois, leur fonction entre
plusieurs générations du même virus.
La technique de mutation la plus courante est le cryptage.
De nombreux virus mutants cryptent leur code grâce
à un algorithme simple utilisant des données,
telles que l'heure, comme clé de cryptage. Toutes
les générations d'un même virus
sont ainsi différentes les unes des autres, à
l'exception de la routine de décryptage au début
du code du virus. Pour que la routine de décryptage
soit impossible ou peu pratique à utiliser comme
chaîne de recherche, les auteurs de virus essayent
de réduire la taille du virus. En effet, il n'est
pas possible d'utiliser les très courtes chaînes
de recherche, car la probabilité de trouver la
même séquence d'octets dans les programmes
normaux augmente, ce qui provoque de fausses alertes
inutiles. La plupart des virus ne se cryptent qu'au
moment de l'infection, bien que certains procèdent
ainsi lorsqu'ils sont résidents dans la mémoire.
Whale est l'un de ces virus très complexes et
sophistiqués. L'auteur de virus bulgare Dark
Avenger a créé un moteur de mutation de
virus en 1991, appelé MtE. Le MtE pouvait être
facilement incorporé à un virus. Il en
résultait un virus qui était similaire
au virus d'origine au point de vue de la fonction, mais
qui était attaché au programme hôte
dans l'une de ses nombreuses versions. Le MtE était
distribué par des BBS illégaux comme fichier
objet qui pouvait être joint à tout virus,
ancien ou nouveau. Il est extrêmement difficile
d'isoler une chaîne de recherche dans un virus
crypté par MtE qui pourrait se retrouver dans
la génération suivante du même virus.
L'algorithme de cryptage utilisé par MtE est
tellement évolué qu'un seul octet en commun
peut se retrouver dans tous les fichiers cryptés
par MtE. En outre, l'emplacement de cet octet varie.
L'instruction commune est JNZ (Jump if Not Zero), que
l'on retrouve dans pratiquement tous les programmes
existants. Le MtE utilise de nombreux algorithmes de
cryptage différents et ajoute aléatoirement
des octets aux routines de décryptage. MtE n'est
pas le seul générateur de mutation connu.
Il en existe des douzaines. Plusieurs virus polymorphes
ont été créés sans l'aide
d'un générateur externe. Il existe d'autres
méthodes de génération de virus
mutants, outre le cryptage de leur code. L'une d'entre
elles consiste à construire le virus à
partir de petits modules qu'il est possible d'échanger
à l'intérieur du code sans en modifier
le fonctionnement. Securitoo Anti-Virus trouve les virus
polymorphes grâce à son moteur d'analyse
basé sur un émulateur.
Les rétrovirus.
L'action de certains virus est intentionnellement dirigée
contre les programmes antivirus connus. Un virus peut
rechercher des fichiers appartenant à un logiciel
antivirus et les supprimer. Un virus actif peut identifier
l'exécution d'un produit antivirus et bloquer
l'ordinateur. Par conséquent, l'utilisateur est
amené à croire que le programme d'analyse
est à l'origine de ce problème. D'autres
virus n'ont pas pour but la destruction du produit antivirus.
Une autre façon encore plus sournoise de paralyser
un programme antivirus consiste à apporter des
modifications au programme lui-même. Le programme
d'analyse semblera toujours fonctionner normalement,
mais il ne trouvera plus de virus. Le virus Peach est
un bon exemple de rétrovirus. Il s'agit d'un
virus de fichier standard, mais qui comporte certaines
fonctions dirigées contre le logiciel antivirus.
Lorsque Peach infecte des fichiers .exe, il vérifie
un certain octet dans les informations d'en-tête
du fichier. Si l'octet a une valeur particulière,
le fichier ne sera pas infecté. Peach tente apparemment
de vérifier si le fichier est un certain programme
connu. Les experts sur les virus doivent encore trouver
quel programme Peach essaie d'éviter. Après
vingt-sept exécutions, Peach attaque le logiciel
Central Point Anti-Virus (CPAV) s'il est installé
sur le même ordinateur. CPAV enregistre ses chaînes
de recherche dans un seul fichier sur un disque et ne
vérifie pas l'existence du fichier de chaîne
de recherche. Peach supprime ce fichier et CPAV semble
fonctionner normalement mais, en fait, ne reconnaît
pas les virus à cause de l'absence du fichier
de chaînes de recherche. Etant donné l'existence
de rétrovirus, Securitoo Anti-Virus utilise de
nombreuses techniques contre la falsification de ses
fichiers.
Les virus multi-partition.
Les virus multi-partition utilisent plusieurs techniques
d'infection. Ils infectent les fichiers exécutables,
les secteurs d'amorçage, l'enregistrement d'amorçage
principal (master boot record - MBR), les FAT ainsi
que les répertoires. Les virus multi-partition
ont une meilleure chance de survivre à un nettoyage
que d'autres types de virus. Même si le virus
est nettoyé des fichiers du programme, il les
infectera de nouveau s'il n'est pas supprimé
du secteur d'amorçage. Tequila est un virus multi-partition.
Il infecte à la fois les fichiers .exe et l'enregistrement
d'amorçage principal. Il dispose de mécanismes
de cryptage et d'aptitudes avancées à
se dissimuler. Securitoo Anti-Virus détecte,
identifie et nettoie tous les virus multi-partition
susceptibles d'être rencontrés.
Si votre ordinateur présente les symptômes suivants, il se peut qu'il soit infecté par un nouveau virus inconnu :
Accroissement de l'utilisation de la mémoire.
Ordinateur très lent.
Retard à chaque exécution d'applications.
Modifications inexpliquées dans les fichiers
exécutables ou autres.
Changement de la date de la dernière modification
du fichier sans raison apparente.
Erreurs de protection en écriture anormales.
Echec du démarrage ou de l'installation de Windows.
Message d'avertissement de Windows indiquant que l'accès
à un disque 32 bits est désactivé.
Impossibilité d'enregistrer des documents Word
dans un autre répertoire que celui contenant
les modèles de documents.
Fonctionnement anormal des disques.
Malheureusement, il s'agit là d'avertissements avant-coureurs d'une possible infection virale qui ne sont généralement pas évidents et peuvent être causés par de nombreuses raisons. Si le virus dispose d'une routine d'activation et qu'il est passé en phase active, il est habituellement très facile de le détecter grâce aux signes suivants :
Les fichiers disparaissent.
Le disque dur est formaté.
L'ordinateur ne démarre pas.
Les informations sont modifiées.
Il est impossible de charger ou d'exécuter certains
fichiers.
Le virus présente d'autres signes comme, par
exemple, afficher des messages à l'écran
ou jouer de la musique.